Bonsoir mes Chers :)

Comment allez-vous en cette première partie de week-end ? Celui-ci est-il à votre goût pour l'instant ? Avez-vous eu d'intéressantes occupations, quelques réjouissances familiales ou petits plaisirs égoïstes ? Tout ce qui fait du bien à l'âme est chaudement recommandé, faites-moi confiance ! Avez-vous déjà quelques projets pour demain ? Une sortie ? Une journée casanière ?

Samedi touche à sa fin, même si la nuit nous appartient, et après quelques heures bien agréables, j'ai eu envie de passer par ici papoter un peu avec vous. Cela ne vous dérange pas ? J'ai préparé une pleine théière de tisane "Nuit Calme au Miel", elle est délicieuse et bien chaude. Désirez-vous une tasse tout de suite ? Du sucre ? Un nuage de lait ? 

Je dois vous dire que je suis bien heureuse de badiner ainsi après une semaine qui aura été fort longue et difficile. C'est bien simple, j'ai passé mes journées à réviser et avant hier, 19h30, je n'avais pas mis le nez dehors depuis ma sortie au Théâtre de l'Atelier de samedi dernier. Vous imaginez ?! Oh, je me suis bien aventurée trois fois dans le quartier, pour mon cours de danse (et passage en librairie), mon cours de Body Balance, et quelques courses au supermaché du coin. Pas vraiment digne d'Indiana Jones tout ça ! Il me tarde d'en finir avec ce concours vous savez... Lundi et mardi, je passe les écrits 2014 (j'ai passé les écrits 2013 en novembre et ai été reçue) puis, à la toute fin du mois, débordant même sur le 1er juillet, je passe les oraux 2013. Si c'est un succès, j'aurais passé les écrits 2014 "pour rien" mais comment savoir ? En tout cas, cela me donne une double charge de travail dont je me serais bien passée. Je me sens épuisée, physiquement et psychologiquement. Chaque fois que je m'installe devant mon bureau, il me faut une bonne demi-heure pour m'apaiser car mon corps semble réagir tout seul, comme par réflexe, comme s'il savait ce que j'allais lui faire subir : mon estomac se noue, ma respiration se fait difficile et je commence à travailler en larmes alors que j'allais (à peu près) bien un instant plus tôt. Cela est devenu systématique, tout comme les nuits sans sommeil, les réveils définitifs à 5h30, la perte d'appétit (manger est devenu une véritable mission, ce qui ne m'aide pas à rester en forme, croyez-moi...). J'aurais vraiment passé une année difficile et la seule chose qui me console est de penser à l'"après". Je me répète que d'ici deux semaines et quelques heures, sonnera la délivrance. Ouf !

En attendant, vous commencez à me connaître, je me console avec chaque sourire que m'adresse la vie et tente de jouir de chaque détail, de tout enchanter pour maintenir la tête hors de l'eau.

Aussi, mercredi, j'ai sauté sur une belle occasion de passer la soirée (de vendredi) au théâtre du Châtelet pour une comédie musicale très sympathique ! Un petit billet est planifié, mes Chers, car j'avais très envie de partager ce très bon spectacle avec vous !

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Et puis, bien sûr, les livres et les films demeurent les meilleurs refuges. Quelques nouvelles acquisitions ont alors intégré mon nid. 

Côté littérature, voici ce que la récolte des derniers jours nous révèle :

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Certains titres datent de la semaine dernière (rho, les vieilles croûtes !) ; quant à ma plus belle pioche, elle remonte à lundi matin... Vous devinez ? Oh mais oui, bien entendu : Le Roman du mariage, de Jeffrey Eugenides qui me faisait du charme depuis sa sortie. Comme toujours, grâce à ma librairie chérie, je n'ai pas eu à investir plus de cinq euros pour repartir comblée. Délice ! Sinon, dans ce butin : L'Etrangleur de Cater Street, d'Anne Perry, qui joue les timides, du Martin Suter, de la littérature indienne, Mister Alexander McCall Smith, et les deux tomes des aventures so british de Rachel Johnson. Oh, et puis également Martha ou le mensonge du mouvement, un roman inspiré de la chorégraphe Martha Graham, par Claude-Pujade Renaud, élève de Martha puis elle-même chorégraphe avant de devenir écrivain. Avec Pina Bausch et Isadora Duncan, Martha Graham est -à mes yeux- une Déesse. Je suis donc curieuse et impatiente de lire ce très court récit publié chez Babel-Actes Sud (gage de qualité, mes Chers !).

Je n'ai pas eu l'occasion d'aller au cinéma pendant la semaine comme j'aime le faire habituellement mais je me suis bien rattrapée avec une fournée toute chaude de DVD :

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Certains titres ont déjà été évoqués sur ces pages mais cinq nouveautés se cachent dans ce méli-mélo de belles images, cinq films reçus directement @home et accueillis avec enthousiasme (un petit paquet à ouvrir, c'est presque Noël !). Profitant d'une fameuse promotion "5 pour 30 euros", j'ai sélectionné deux comédies françaises, Le Prénom, que je n'ai pas vu en salle, et Le Skylab, que j'ai -en revanche- vu et beaucoup aimé (avec Before Sunrise, Sunset et Midnight qui s'annonce, je suis en pleine période Julie Delpy !). Deux adaptations : Bel-Ami (principalement pour ses trois actrices) et Jane Eyre, en mode BBC, quatre épisodes pour se replonger dans l'oeuvre brontesque (ma petite mère qui adore ce roman est bien heureuse car figurez-vous qu'elle est nouvellement convertie et totalement séduite par les séries anglaises qu'elle dévore !). Enfin, j'ai craqué pour Une Séparation alors que le tapage autour de ce film lorsqu'il était à l'affiche avait le don de m'agacer (si bien que je ne l'avais pas vu). Du bien beau rattrapage en vue au cours de l'été, n'est-ce pas ?

Avez-vous vu l'un ou les autres de ces films ? Et êtes-vous impatients de voir Before Midnight ? Pour moi, cette sortie est l'occasion de découvrir les deux volets précédents et je dois vous dire que je suis déjà sous le charme du couple... Vivement la suite des événements.

La semaine aura également été marquée par quelques nouvelles réservations de spectacles pour l'année 2013-2014. Après le Théâtre du Châtelet, c'est vers le Théâtre de la Ville que je me suis tournée (il est situé juste en face, de l'autre côté de la place du Châtelet, je ne pouvais pas le snober ainsi !). J'ai reçu TOUTES les places demandées grâce à mon abonnement jeune, ce qui est une aubaine car celles-ci partent comme des petits pains dès l'ouverture annoncée. Sur scène, je m'attends à vivre des rêves enchanteurs... Du théâtre, tout d'abord, avec un Peter Pan qui s'annonce fa-bu-leux, Oncle Vania, Le Roi Lear et Rhinocéros. De quoi parfaire ma culture théâtrale avec d'incontournables classiques. Mais ma plus grande joie, ce sont les ballets. J'ai déjà des étoiles de larmes plein les yeux... La Trisha Brown Dance Company, The Old Woman avec... Tenez vous bien... Mikhail Baryshnikov et Willem Defoe. Pppff ! Le fantasme ultime ! Et enfin, même s'il me faudra attendre un an pour en profiter, j'ai ma place pour LE ballet annuel de Pina Bausch, et rien ne pourra égaler ce bonheur !

J'ai également reçu ma carte jeune du théâtre du Rond-Point qui m'a permis de bloquer quelques dates pour des spectacles très prometteurs, notamment Anna, la fameuse comédie musicale : chansons signées Gainsbourg, âme sensuelle d'Anna Karina et Cécile de France dans le rôle-titre. Et j'irai aussi applaudir -entre autres- le Cabaret New Burlesque, que nous a fait découvrir le film Tournée d'Amalric ! Youhouuuuuuuu !

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Pas de cinéma cette semaine, donc, mais je me suis rattrapée aujourd'hui. Quitte à être réveillée à 5h30, autant en profiter ! J'ai donc déambulé jusqu'à Saint-Emilion -désert de bon matin, idéal- et j'ai plongé au coeur de Los Angeles.

J'en ai d'abord perçu la vision de Sofia Coppola, avec son Bling Ring qui ne m'attirait pas autrement que par curiosité et acquit de conscience, voyez-vous. Je ne suis pas béate d'admiration devant la réalisatrice, même si j'ai infiniment aimé Somewhere et que Marie-Antoinette demeure un de mes films favoris. The Bling Ring m'a épatée par son énergie, m'a carrément fait planée tout au long de sa première partie puis, l'action s'enlise, les faits se répètent, encore, encore et encore, un mécanisme se met en place et la réalisatrice ne nous en fait plus sortir. Parallèlement à ces sables mouvants, nous sommes face à des personnages qu'elle n'a pas pris la peine d'approfondir, qui demeurent plats et creux (excepté le jeune homme) ; le film semble tout entier fondé sur leur détermination, leur obsession, qu'elle a souhaité faire jaillir par le rythme. Ok, mais la psychologie ? La personnalité dans tout ça ? Un peu d'âme, même damnée, que Diable ! Si Sofia aime filmer l'ennui et les vies superficielles, pousser la métaphore au point de se passer de scénario est peut-être l'étape de trop, non ? C'est dommage car il est intéressant de la découvrir dans ce nouveau registre, hyper-dynamique, voire survolté, coloré, porté par une bande-son en rien comparable avec celles auxquelles elle nous avait habitués. 

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Dans un second temps, excellente surprise grâce à un film disons "action-policier", genre que je fréquente assez peu (ma dernière rencontre remonte au malsain-jubilatoire Killing Joe, je pense), The Call, extrêmement efficace, bien ficelé (ok, les ficelles sont grosses, mais au moins, elles tiennent bien !), et -c'est sans doute son atout principal- attachant. Pas de mauvais esprit avec les ficelles, mes Chers, on n'est pas au Donjon de Miss Pandora ici ! Attachant -et très prenant- grâce à ces héroïnes car, OUI, un peu de féminité dans un monde de brutes, cela change considérablement la donne. Halle Berry et Abigail Breslin sont d'une belle sobriété et portent ce quasi-huis-clos avec vigueur et énergie. Pour ma part, je suis conquise : j'ai été embarquée par l'intrigue et le suspense, rongeant mes ongles sans relâche. Cela me réconcilie avec ce genre de propositions et je pense voir The Iceman la semaine prochaine, du coup. L'avez-vous vu ? J'ai également l'intention de voir Blackbird ainsi que la seconde partie de Shokuzai.

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Et oui, les amis, même Little Miss Sunshine grandit :)

Après cette matinée cinémaphile, un petit tour en librairie où j'ai repéré quelques titres pour cet été : des romans de Maeve Binchy, le dernier Sofi Oksanen, Les Soeurs Andréas d'Eleanor Brown, L'Armoire des robes oubliées, de Riikka Pulkkinen, Tout ton portrait, d'Isabel Wolff...

Certains vous sont familiers ? Avez-vous fait du repérage estival ? Avez-vous des envies particulières à l'approche de la belle saison ? Des romans un peu douillets, peut-être, plus "légers" ?

Voilà, mes Chers, la théière est vide (c'est que nous avons été bien bavards, dites-moi, cela donne soif !). Je vais m'installer dans une soirée confortable, choisir un film ou regarder un ou deux épisodes des enquêtes de Miss Fisher (je n'en ai vu qu'un seul pour l'instant et j'aime beaucoup). J'ai également enregistré Parade's End mais j'attends de pouvoir découvrir la série avec Maman. Quelques opéras m'attendent, Madame Butterfly ainsi que Le Crépuscule des Dieux, et puis les Hitch diffusés sur Arte (encore quelques-uns à venir, soyez attentifs !). A voir ! Puis ce sera le moment-lecture, au dodo, toujours en compagnie de Siri Hustvedt, une très belle plume féminine, décidément. J'approche de la fin de son roman Un été sans les hommes et je n'ai aucune envie d'en sortir, j'appréhende même, et me demande bien dans quel univers me plonger après celui-ci. Je vous en tiendrai informés, bien sûr !

Je vous embrasse tous bien fort, mes adorables lecteurs, et sachez que je pense bien à vous, qu'au cours de ces journées difficiles, traversées au cours des dernières semaines, vos petits mots ainsi que vos blogs -quand blog il y a-, mais aussi petits courriers personnels, me sont d'une très grande aide, m'apaisent, comblent ma solitude parfois un brin pesante, me font sourire et me donnent foi en un bel été à passer ensemble.

Passez un très beau dimanche :)