Bonjour mes Chers :)

Passez-vous un bon samedi ?

Pour ma part, ce début de week-end très ensoleillé est parfait malgré une nouvelle insomnuit, malheureusement, mais celle-ci m'a permis de lire les cent premières pages des Filles de l'ouragan de Joyce Maynard, qui s'avère un très bon roman. J'ai ensuite passé la matinée au cinéma, devant Quadrophenia, de Franc Roddam, un excellent film, inspiré du concept-album des mythiques Who, mettant en scène les affrontements entre les Mods et les Rockers, dans l'Angleterre des 60's, essentiellement à Brighton (je veux y aller !). Je ne peux que le recommander aux amoureux de la culture anglaise, à travers toutes ses décennies. Ce film m'a fait une très forte impression et la fin, d'une intensité visuelle et dramatique telle, m'a totalement renversée. Inutile de préciser -ou seulement pour achever de vous convaincre- que la bande-originale est génialissime. Et Sting beau comme un dieu (oui, Sting en 1979... Je vous laisse imaginer la bombe anatomique).

Une balade dans Paris ensuite, par l'agréable rue des Rosiers, avec arrêt sans achat chez mon marchand de thé préféré. Deviendrais-je raisonnable ? Non, point du tout : j'étais trop hésitante pour me décider !

Une pause-repas à la maison et je repars au cinéma pour le film de Diane Kurys, Pour une femme, dont le casting me plaît bien-bien.

Je consomme beaucoup de films en ce moment, en DVD, le matin, dans le confort de mon canapé (j'ai été enchan-bouleversée -un sacré mélange d'émotions- par Model Shop de Jacques Demy, visionné hier), ainsi qu'en salles, que je fréquente quasi-quotidiennement : il est si bon d'être enfin libre, mes Chers :)

Le roman dont il est question dans ce billet (enfiiiiiin, elle va arrêter de parler d'ELLE ^^) est, d'ailleurs, très cinémaphile, ce qui n'est sans doute pas un hasard puisque, dans la vie, rien n'est hasard.

Lorsque Mya, la reine des tentatrices (sans rire, c'est à vos risques et périls que vous irez visiter son blog, je ne veux être tenue responsable d'aucune maltraitance de PAL ^^) a présenté ce roman dont la date de parution était prévue pour la fin du mois de juin, j'ai su qu'il ferait partie des récompenses livresques que je m'offrirai à mon retour des épreuves orales et, sans doute, le premier ouvrage que je lirai : besoin de détente, de légèreté et douceur de rigueur après ce parcours du combattant !

Aussi, dès mardi, en sortant du cinéma, (encore !) -où j'avais pu me réjouir de voir 5 Danses-, j'ai fait mienne cette craquante couverture colorée (elle est jolie, n'est-ce pas ?!) et son contenu non moins girly, ainsi qu'un second roman que je convoitais depuis longtemps Attachment, de Rainbow Rowell.

Ma collection de romans Milady s'agrandit doucement mais sûrement et ces deux-là viennent s'ajouter au Journal de Mr Darcy, RSVP et Adorable Sophy, que je n'ai pas encore lus. J'aime beaucoup cette maison d'édition. Et vous, qu'en pensez-vous ? Avez-vous des titres particulièrement recommandables ?

En attendant de prochains craquages, partons à la rencontre de notre héroïne du jour, Scarlett O'Brien, et des secrets que dissimule cette prometteuse illustration.

notting hill

Scarlett O'brien, jeune anglaise de vingt-trois ans, travaille aux côtés de son père dans l'entreprise familiale spécialisée dans l'installation-réparation des machines à pop-corn et s'apprête à épouser David, un brin radin (non, en fait, un pingre de première catégorie) et autoritaire mais un homme fiable et solide. Une vie bien rangée, en somme, sans doute un peu trop. Mais Scarlett a trouvé son passeport pour l'évasion et consomme sans modération toutes les plus belles comédies romantiques que le cinéma puisse lui offrir. Elle en connaît les répliques et les scènes par coeur, ne peut s'empêcher de comparer ses proches à ses acteurs-actrices préférés et est persuadée que réalité et cinéma ne font qu'un. Le problème est que cette obsession agace considérablement son entourage qui lui reproche de ne pas vivre dans la réalité.

Aussi, lorsqu'on lui propose de garder la maison d'un riche couple en déplacement à Dubaï pour un mois, Scarlett saute sur l'occasion de prendre distance et recul, d'autant que la sublime demeure se situe dans le mythique quartier de... Notting Hill. La jeune femme se donne alors pour mission de prouver aux siens que la vie et les comédies romantiques se télescopent bien plus souvent qu'ils veulent bien le croire et part à la recherche de ce qu'elle nomme des "instants-ciné", ces petites scènes de la vie quotidienne qui entrent en résonance avec les scènes incontournables de ses films favoris.

Très vite, de rencontres en découvertes, Scarlett n'a plus besoin de forcer le destin pour voir jaillir ces fabuleux instants et en se lançant, aux côtés de ses nouveaux amis et de son séduisant voisin, Sean, dans une quête personnelle et identitaire, elle devient enfin l'actrice principale de sa propre vie.

J'ai pris un plaisir certain à retrouver chaque soir ce roman qui met à l'honneur le cinéma, tout particulièrement -vous l'aurez compris- les comédies romantiques auxquelles Ali McNamara rend un hommage doux et sincère. Le Journal de Bridget Jones, Quatre mariages et un enterrement, Quand Harry rencontre Sally, mais aussi Casablanca, Elle et Lui, et -bien entendu- Coup de foudre à Notting Hill ainsi que Love Actually... Les références, subtilement mises en scène par l'auteure, ne manquent pas et donnent tout son sel à cette romance qui -par ailleurs- se montre très convenue et prévisible, malheureusement. En effet, contrairement à certains de mes romans chick-litiens fétiches, aux intrigues étonnamment complexes et aux rebondissements inattendus, Notting Hill with Love... Actually m'a semblé un peu paresseux. Oh ! Je ne lui demandais pas autre chose que de me procurer un agréable moment de détente, je ne fais donc pas la fine bouche car de ce point de vue, j'ai été comblée, mais pour être parfaitement honnête, si c'est bien souvent en larmes et un sourire niais collé aux lèvres que je découvre les Happy End des films (et de certains ouvrages légers), celui du roman, que l'on voit venir de trop loin, m'a laissée de marbre, d'autant que les personnages (plus que caricaturaux) ne se révèlent pas particulièrement attachants, tandis que le ton gagnerait à être un peu moins sérieux et plus amusant.

En revanche, c'est une lecture qui m'a donné furieusement envie de me repaître de com-rom jusqu'à l'indigestion suprême et, ces derniers jours, je n'ai pu m'empêcher de compléter ma collection de DVD avec certains des titres évoqués dans le roman ! Aussi, je me suis régalée devant Quand Harry rencontre Sally et Vous avez un message que je n'avais vus qu'une seule et microscopique fois. Dans quelle ignorance ai-je vécu toutes ces années durant, mes Chers ?! J'ai tellement a-do-ré ces films ! Totalement scarlettisée, je prévois d'en visionner tout plein d'autres et me réjouis de la diffusion prochaine de Coup de foudre à Notting Hill et Le Chocolat sur les chaînes câblées ! Si ce n'est pas un coup du destin, ça, un véritable "instant-ciné" en bonne et due forme, je ne sais pas ce que c'est ;)

Notting Hill with Love... Actually, en tant que romance, remplit cependant sa mission et, malgré ses quelques faiblesses reste tout à fait recommandable, surtout aux amateurs de comédies romantiques. Forcément ! On ne peut que sourire devant les délires de Scarlett et les apparitions de certaines guest-stars (oui, oui ^^) sont de judicieuses trouvailles. Une lecture faite pour les couinements estivaux.

J'enfile mon costume de Scarlett et vous abandonne pour ma seconde séance-ciné de la journée, mes Amis :)

Je vous souhaite une très bonne suite de réjouissances (faites partager, surtout, je suis bavarde mais ultra-curieuse aussi ^^).