Hello mes Chers :)

Comment allez-vous ? J'espère qu'au moment où je m'adresse à vous, vous êtes profondément endormis et faites de jolis rêves. Et bien oui, 6h31 un dimanche matin, c'est l'heure du dodo, non ?!

Ceci étant, je suis réveillée depuis une petite heure et ce n'est pas un mal car j'ai pu m'offrir un très bon moment de lecture de j'ai aussitôt eu envie de partager avec vous.

J'avais emprunté 43, rue du Vieux-Cimetière pour le soir d'Halloween mais, à ce moment-là, j'étais prise (prisonnière, même) des Chroniques de Spiderwick. C'est donc ce matin que j'ai ouvert ce drôle de petit roman et je ne le regrette absolument pas ! En effet, s'il est question de maison victorienne qui grince et de fantôme, il n'a rien de trouillettant, bien au contraire. C'est un livre rempli d'humour, de bons mots ; sa structure bien particulière -il s'agit d'un roman épistolaire- rend la lecture très dynamique : les pages se tournent à une vitesse vertigineuse, et les personnages semblent bien vivants (même les plus morts que vifs, oui, oui !). Un roman spécial bonne humeur, donc, que je vais vous présenter plus en détails.

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43, rue du Vieux-Cimetière nous raconte la rencontre entre Ignace Bronchon, un écrivain très ronchon, qui n'a pas écrit une ligne depuis vingt ans, un jeune garçon et une certaine Adèle. Auteur pour la jeunesse, il déteste les enfants et semble plus qu'aigri. A vrai dire, il est odieux. Bien décidé à écrire le treizième tome de la série à succès Le Dompteur de fantômes qu'il a abandonnée, il loue une demeure victorienne pour l'été, espérant y trouver la tranquillité nécessaire à son art. Il emménage et découvre avec horreur qu'il doit partager son toit avec Lester Perrance, le fils des propriétaires (ces derniers, spécialistes du paranormal ont littéralement abandonné leur progéniture pour une tournée de conférences en Europe), son chat et... une mystérieuse dame fantôme, Adèle I. Vranstock, en l'existence de laquelle il peine à croire, bien évidemment. Cette situation peu banale se révèle un terreau fertile pour que s'installe un grand bazar qu'alimentent missives nombreuses, pages de journaux (ah ! La Gazette de Livid City ! On aurait presque envie de s'y abonner !) et de manuscrits.

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La grande particularité de ce roman est, comme je vous le disais, sa composition par lettres qui se veut très originale. En effet, il ne s'agit pas d'un roman épistolaire traditionnel : le travail de l'illustratrice (soeur de l'auteure) est essentiel, et chaque missive -chaque page de ce roman, donc- est un petit bijou d'illustration. La police varie en fonction des personnages (ce qui permettra aux plus jeunes de ne pas se perdre), les dessins de Lester se glissent bien souvent entre deux courriers, tandis que les extraits de La Gazette bénéficient d'une présentation très soignée. Les courriers échangés sont, par ailleurs, très variés : Ignace Bronchon et Adèle communiquent via l'ordinateur de l'auteur, celui-ci reçoit des courriers de son avoué ainsi que des lettres de son éditrice, il échange également avec l'agente immobilière -chargée de la vente de la maison- tandis qu'un détective privé nous livre régulièrement son rapport sur les drôles d'événements qu'il observe... Une grande variété de documents, complétée par un petit dossier annexe, très bien fichu, sur l'architecture extérieure et intérieure des demeures victoriennes. On y apprend ce que sont une imposte, un pilastre, une widow's walk,... à travers des dessins aussi simples qu'expressifs.

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Le récit reste néanmoins très simple, voire simpliste (sinon simplet), les relations entre les personnages sont très attendues, le dénouement un peu bâclé, mais cette facilité permet un parfait équilibre avec cette structure très travaillée, assez complexe, et l'importance donnée au visuel.

C'est un roman très léger, teinté d'un humour fastoche mais très plaisant. Les noms des personnages, principalement, font l'objet de jeux de mots qui rappellent la cour de récré : le détective se nomme Teddie Skray, le fantôme -ancienne écrivaine, jamais publiée- Adèle I. Vranstock (a des livres en stock, ahahaha), on croise un Paul Hisson, ainsi que Fred Dossier. Cela rappelle le bon temps des "Monsieur et Madame Bon ont un fils, comment s'appelle-t-il ? Jean", huhuhu ! MDR les amis ^^

Mais je dois l'avouer, je me suis marrée, toute seule, sous ma couette ^^

Un roman jeunesse original, idéal pour faire une pause entre deux lectures plus exigeantes ou tout simplement pour se détendre, passer une petite heure sympathique en agréable compagnie !

Je vous souhaite un bon dimanche mes petits choux ! Je vais continuer à me faire peur en regardant un épisode de Bates Motel, ahahahahah !

Des bises :)