Bonjour mes Chers :)

J'espère que le tout premier week-end de l'été s'est bien déroulé pour vous tous ! Le soleil était au rendez-vous et la belle saison semble bien décidée à s'imposer, ce qui est heureux après ce printemps plutôt capricieux, n'est-ce pas ?

Pour l'occasion, je vous propose une petite escapade en Cornouailles, dans un petit cottage dont vous me donnerez des nouvelles ;)

Parallèlement à ma mission "fonte de la PAL" (que je remplis bien agréablement), je mène de front une seconde offensinve à l'encontre de ma DVDthèque remplie d'oeuvres déjà vues et adorées que je souhaite revisionner mais aussi de films qui manquent considérablement à ma culture (celle de mes neurones et celle de mon plaisir). Sans m'imposer de contrainte particulière, j'essaye néanmoins d'observer une règle : une découverte pour un re-visionnage. Aussi, la pluie qui nous a accompagnés début juin m'a permis de lancer ma première attaque et j'ai passé un mercredi délicieux devant Bright Star, film que j'aime passionnément, puis, souhaitant rester dans cette ambiance so british que j'affectionne tout particulièrement, j'ai fait la connaissance des Dames de Cornouailles, sorti en 2004 et adapté par Charles Dance d'une nouvelle signée William J. Lock.

Qui sont donc ces Ladies et quelles aventures nous invitent-elles à vivre à leurs côtés ?

ladies

1939. Janet et Ursulla Widdington sont deux soeurs d'un certain âge, l'une veuve, l'autre -comme on dit vulgairement- vieille fille (tttsss). Elles résident dans un petit village tranquille sur la côté de Cornouailles. Elles partagent un ravissant cottage, perdu entre verdure et falaise ; la majesté de la nature est partout. Après une violente tempête, elles recueillent un jeune homme (le parfait Daniel Brühl), échoué sur la plage, prénommé Andrea. Si la barrière de la langue est, dans un premier temps, un petit problème (le jeune homme est Polonais), ces trois-là finissent par s'entendre et Andrea reprend peu à peu des forces. Leur entente est belle et la présence d'Andrea, qui se révèle un violoniste virtuose, sort les soeurs de leur routine. Malheureusement, elle provoque, du même coup, rivalité et jalousie, confrontation entre instinct maternel et réveil charnel, mais également suspicion au sein de la petite communauté, à l'aube de la Seconde Guerre mondiale.

Voici un film que j'ai acheté un peu par hasard, dans le sens où je n'en avais jamais entendu parler. Mais le casting m'a tout de suite interpellée puisqu'il réunit deux de mes actrices anglaises préférées, Judi Dench et Maggie Smith, dont les filmographies suffisent à faire briller mes yeux. En vrac : Chronique d'un scandale (Judi Dench et la merveilleuse Cate Blanchett, autre divinissime), Indian Palace, Orgueil et Préjugés, Philomena, 84, Charing Cross Road, Harry POtter, Gosford Park, Downtown Abbey, Quartet,... Que d'oeuvres à déguster avec a cup of tea ^^

andrea

Les voir réunies à nouveau était donc un plaisir annoncé mais je ne m'attendais pas à être aussi émerveillée, touchée et portée par ce film qui nous donne à voir de sublimes images. Le cottage douillet et accueillant que partagent les deux soeurs en fera craquer plus d'une, j'en suis certaine, sans parler de son jardin tout en fleurs. Dans le salon décoré de tapis et de rustiques meubles en bois on écoute la TSF sur l'antique poste de radio, lové dans de confortables fauteuils, on s'adonne au tricot ou à la lecture de beaux livres relié de cuir noble, tandis que le feu crépite dans l'âtre. On déguste les délicieux petits plats mitonnés par Dorcas, la cuisinière typiquement revêche, ses biscuits, ses tourtes au poisson,... mais en attendant le souper, il ne faut pas manqué le five o'clock tea, qui se déguste au jardin, autour d'un guéridon en fer forgé.

plage

Parfois, on s'autorise une sortie au village à bord d'une voiture qui ferait pâlir d'envie un collectionneur mais se révèle tout aussi capricieuse que la météo anglaise. C'est alors qu'on découvre le pub, la salle des fêtes où les habitants valsent au rythme des pintes qui s'entrechoquent ; on fait un saut chez le tailleur, on aimerait pousser la porte de toutes ces petites échoppes, attiré par les belles enseignes ouvragées. Et puis il y a la plage de galets, sauvage, les falaises frappées par les vagues et le vent ; on observe les hommes qui rentrent de la pêche ou on organise un petit pique-nique, avant une balade au grand air, les pieds dans l'eau. La belle voisine, Olga, y installe son chevalet et sa palette d'aquarelle.

olga

 

(Oui, oui, c'est la jolie actrice de Californication ! Ne ressemble-t-elle pas quelque peu à notre Docteur Quinn ?!)

C'est bien simple, faire des captures d'écran de ce film est tout bonnement inenvisageable ou alors l'entreprise reviendrait à publier le film dans son intégralité ! Chaque prise de vue est un tableau à la composition parfaite ; on admire la lumière, la luminosité des couleurs,... Tous les sens sont en éveil puisque la bande-originale est des plus soignée, tout comme les costumes. On va de saynette en saynette, toutes pleines de vie, de sentiments et d'émotions. Les Dames de Cornouailles est un film très bien réalisé et porté par des acteurs admirables mais il est impossible d'ignorer l'impressionnant travail des "petites mains", décorateurs, costumiers, photographes,... Faire les repérages a dû être un grand bonheur, une partie de campagne !

Attention, mes Chers, si ces Dames au regard lavande, nous accueillent pour un moment-cocon et revigorant, le film n'en reste pas moins traversé par quelques tourments puisque l'arrivée d'Andrea provoque la méfiance de la communauté (ce qui m'a rappelé le roman noëlien d'Anne Perry, L'Odyssée de Noël) et fait ressortir quelques secrets, regrets et remords, mais la noirceur n'a pas son mot à dire, sous le pâle soleil des Cornouailles, et un vent violent a tôt fait de chasser les nuages.

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A l'inverse d'une oeuvre telle que Bright Star, à la puissante charge émotionnelle, dont il ne faut abuser de peur de la ternir, Les Dames de Cornouailles est un film toudoux qu'on peut regarder infiniment s'en qu'il ne perde de sa saveur. Que l'on soit victime d'un vilain coup de mou ou, au contraire, in mega good mood, on doit sans aucun doute éprouver à chaque visionnage la même douce joie que l'on ressent lorsqu'on retrouve des amis chers. Il ne se passe pas grand chose, n'attendez ni rebondissements ni suspense palpitant ni fin hallucinante ; point de grande passion enflammée mais affleurent en permanence humanité et sensibilité. En outre, l'omnisprésence de la nature et de l'art (peinture et musique ; violon et piano), nous touche forcément tandis que l'on s'attache aux Dames comme à d'adorables tantes chez qui on adorerait passer de longues vacances d'été.

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Je vous souhaite une excellente semaine et vous dis à très vite pour une nouvelle escapade anglaise, en mots, cette fois-ci ;)