Bonjour mes Chers :)

Comment allez-vous ? Votre week-end est douillet et reposant ? De belles promenades à l'horizon ou du repos-cocon ? Comment s'est passée cette semaine ? Les chanceux vacanciers ont-ils pris du bon temps ? Avez-vous pu profiter d'un coin de ciel bleu ? Êtes-vous lancés dans les préparatifs d'Halloween ? De mon côté, je garde l'esprit alerte et de petites nouveautés viennent s'ajouter à ma liste de divertissements frissonnants dont je vais devoir calmer les ardeurs !

Pour ma part semaine aura été très cocooning ; entre le retour de la froidure et une grande fatigue, corps et esprit n'étaient pas très vaillants. Je suis donc très peu sortie, jamais bien loin de mon chez-moi, toujours pour me rendre dans des lieux rassurants : le studio de danse, le marché -où j'ai mes petites habitudes chez mes marchands bienveillants- et la bibliothèque, où j'ai fait de merveilleuses récoltes, notamment deux romans de la rentrée littéraire que je souhaitais lire, Le Langage des oiseaux, de Claudie Hunzinger et Petits oiseaux, de Yoko Ogawa. Notez la coïncidence heureuse des titres. Le premier a été lu pour ainsi dire d'une traite et m'a tant séduite, malgré son ambiguité, que j'ai aussitôt emprunté un autre roman de l'auteure, La Survivance, qui fait mon bonheur depuis hier soir. Un coup de coeur en perspective pour cette histoire de libraires, exilés en haute montagne, dans leur maison perdue, à moitié en ruine, où ils vont découvrir une nouvelle existence, loin de tout matérialisme. Un chant d'amour à la nature, à l'art, à la littérature. J'aime suivre les pensées de Jenny, la narratrice, lorsqu'elle cultive son potager, observe les cerfs, fait référence à ses auteurs fétiches comme lorsqu'elle évoque son métier de libraire. Petits Oiseaux est également bien entamé (ma soif de lecture est si grande ces derniers temps, que pour l'étancher je n'hésite plus à commencer plusieurs romans à la fois, chose qui m'a longtemps rebutée). Commencé également hier, un récit japonais qui n'est pas sans rappeler Dewey, que certaines d'entre vous ont lu et qui figure sur ma liste de lectures hivernales, 20 ans avec mon chat de Mayumi Inaba. Je passe avec cette dame-poétesse et son félin ronron de délicieux moments. Ces ouvrages sont à la fois fort différents et tout à fait semblables. En effet, il m'est apparu que mes dernières lectures m'ont amenée à rencontrer des femmes de lettres, en exil, en reconstruction, en quête de quelque chose, mais quoi ?, à me plonger dans des univers où la nature est Reine, faune et flore mêlées. Je suis très sensible aux majestueux paysages, aussi rassurants que rudes ; ce sont eux les dominateurs, les hommes ne peuvent que se plier avec humilité aux règles qu'ils imposent. Dans Une part de ciel, que j'ai follement aimé, l'héroïne de Claudie Gallay traduit une monographie consacrée à l'artiste Christo en plein coeur de la montagne, tandis que celle qu'elle met en scène dans Seule Venise, parcours la Sérénissime enneigée en compagnie d'un libraire qui lui transmet son amour des lettres et s'ouvre à nouveau au monde sous l'oeil bienveillant d'un Prince Russe érudit et d'une danseuse contemporaine ; le personnage principal du Langage des oiseaux, une écrivaine, s'est exilée en pleine nature, emportant seulement quelques livres, dont les poèmes d'Emily Dickinson, la Maman du félin japonais, dans 20 ans avec mon chat, émaille son récit de poème de son cru. 

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Calme et verdure, entre Vernon et Giverny

C'est donc dans ces atmosphères feutrées, mélancoliques, poètiques et féminines que j'ai trouvé du réconfort. Car c'est bien de cela dont j'avais besoin, de calme, de recueillement, de très longs moments de silence, des besoins qui m'ont tenue quelque peu éloignée de mes pages virtuelles, même si j'ai pris toujours autant de plaisir à lire les proses de mes copinautes. La découverte du joli domaine d'Elizabeth a été une bénédiction, les albums présentés par Milly, tout comme le billet automnal de Mya ont fait sourire mon âme. Je n'avais pas l'entrain nécessaire pour garnir mon blog mais l'envie très vive d'échanges plus authentiques, de courriers-courriels plus personnels, d'une véritable correspondance, pour son intimité et le sentiment de bien-être, de douce pleine-conscience qu'elle fait naître au creux du coeur.

Cette nécessité de me couper du monde n'a pas favorisé mes escapades-ciné, mais sans regret. En effet, jeudi arrivant, je n'ai plus été tentée par Max et les Maximonstres, me souvenant de la raison pour laquelle je ne l'avais pas vu lors de sa sortie en salle, il y a de ça une poignée d'année : une certaine violence, une ambiguité psychologique -au frontière du dérangeant-, qui ne me tentaient pas du tout. 

J'ai néanmoins trouvé mon bonheur à la maison, devant Balto, adorable, les Croods, rythmé et drôle, très fin -histoire et dialogues-, et le sublime Arrietty, que j'ai revu avec régal. Mais je ne vous en dis pas plus car je compte bien partager ce trésor avec vous dans la semaine. J'ai profité du Replay pour voir, sans avoir à me rendre au cinéma (où il sortait mercredi), le documentaire en chansons, Chante ton bac d'abord. S'il vous est possible de le voir, sur petit ou grand écran, n'hésitez pas ; il vous offrira un moment d'humanité, dure et touchante, à travers les témoignages de ces lycéens boulonnais et de leurs parents, coincés entre rêves d'avenir et cette satanée crise, qui étouffe les plus doux espoirs. Très enrichissant, charmant, tendre, la compagnie de ces jeunes gens, passionnés, poètes, artistes plastiques, musiciens, amateurs de théâtre, de tatouages,... m'a été des plus agréables. En outre, les chansons originales qui jalonnent ces récits de vie sont très réussies et leur raison d'être n'est pas simple coquetterie puisqu'elles se teintent de l'univers de chacun des protagonistes, que l'on découvre alors plus intimement. Un grand bravo à toute cette belle équipe.

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Je me réjouis de quelques pépites arrivées chez moi et qui vont m'occuper bien joyeusement : six DVD Disney, quasiment tous animaliers, auxquels s'ajoutent des enregistrements, dont Epic, Le Petit monde des Borrowers (qui tombe à point nommé après le visionnage d'Arrietty ^^) et Le Manoir magique. Miaouuuuuuu ! Ma bibliothèque compte également de nouveaux arrivants, le superbe Promenade au pays des Hobbits, qui va me faire voyager au gré des ses itinéraires à la découverte de la verdoyante Shire, le roman-biographique Quand j'étais Jane Eyre, et l'album du film Epic, que je lirai avant de découvrir l'adaptation.

A propos d'album, hormis les tomes 4 et 5 de Magasin Général (ahhh ! cette verve québécoise 20's !), j'ai lu avec grand intérêt et le sourire aux lèvres Le Vieux fou de dessin, une biographie imaginaire et néanmoins riche en informations authentiques de l'artiste japonais Hokusai, auquel le Grand Palais consacre une immense rétrospective, dernière occasion de voir les oeuvres du Maître avant l'ouverture, en 2016, du musée qui lui sera entièrement dédié à Tokyo. Je vous en reparlerai. J'ai relu Kérity et la maison des contes, illustré par Rebecca Dautremer, et également avancé dans ma lecture du manga Joséphine, dont chaque vignette est un enchantement... J'aime la spontanéité de cette femme et partage avec elle le goût des arts, de la musique et de la botanique. Je me plonge aussi par intermittence, lorsque je ressens le besoin de me réfugier dans un terrier douillet ou de reprendre mon souffle dans le confort d'un cottage anglais, dans Les Aventures de Pierre Lapin et parcours sans me lasser les ouvrages féeriques de Betty Bib. Le trait et la plume de Beatrix Potter sont si doux, n'est-ce pas ?! Et la fantaisie de Betty si revigorante ! Dans le courant de la semaine, je prévois de lire et écouter Coquillette, la mauviette, écrit et composé par un chanteur que j'aime follement, Florent Marchet.

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Voyez-vous, lorsque je m'enveloppe dans mon plaid Un Amour de chat, d'un violet tendre, assorti à ma jolie tasse Reine des Neiges, qui ne se vide jamais d'un breuvage fumant (en ce moment même, un mélange bien-être, souvenir de Tours et de son sympathique salon de thé Et tranche thé, une infusion "Sérénité" où se mêlent éclats de fèves de cacao, mélisse, verveine, tilleul, camomille et lavande ainsi que des arômes de miel et de vanille. Un rooïbos parfait), je ne m'ennuie pas, bien au contraire. Et lorsque mon esprit se détourne des belles lettres, que mes yeux fatigués ne désirent plus se perdre dans de somptueuses images, je me laisse aller à mes rêveries, qui me mène irrémédiablement en buccolie. Je m'exile, du monde, de moi-même ; je prends la poudre d'escampette, m'offre des échappées belles, où j'imagine ma demeure parfaite au sein d'un jardin où s'harmoniseraient parfums de rose, de fleur d'oranger et de jasmin. Il y aurait une volière, jamais close, toujours accueillante, qui offrirait le repos et la graine à nos amis à plume, grands voyageurs, des fenêtres immenses pour toujours admirer l'horizon, et mille trésors qui me fascinent depuis toujours et que je ne désespère pas de posséder un beau jour. Un fauteuil à bascule, tout prêt d'un guéridon laqué sur lequel reposerai un tricot en cours, un authentique cheval de carrousel dans une chambre où trôneraient un nid à baldaquin face à une cheminée que garderaient mes Matriochkas, une harpe et un gramophone dans le salon de musique et de lecture dont les murs seraient recouvertes d'immenses bibliothèques à échelle, un grenier magique -auquel on accèderait par un escalier en colimaçon tout aussi magique et facétieux- et qui révèlerait à qui attendrait la trappe mystérieuse une maison de poupée de conte de fée... Je vais continuer de rêver et si mes souhaits sont exaucés, ce havre de paix -dont la pièce maîtresse serait un salon d'inspirations orientale, asiatique et slave- sera aussi le vôtre, mes Chers :)

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Souvenir d'Istanbul

J'ai toujours cru à la pensée magique, aux prières et aux voeux ; une part de magie fait vibrer notre monde et ce ne sont pas les deux films vus ce week-end -car, oui, enfin, je me suis aventurée dans le vaste monde, mais dans le calme du matin- qui me feront douter, tant ils m'ont ensorcellée. Je vous en dirai bien plus sur Magic in the moonlight, de Woody Allen et Azur et Asmar, de Michel Ocelot, au fil des prochains jours.

L'envie de fureter par ici ne m'a pas quittée, je souhaite de tout coeur répondre à tous vos gentils commentaires que je lis avec tant de gratitude et de reconnaissance, en laisser tout plein chez mes amies, et évoquer toutes ces belles choses qui m'ont fait vibrer, recueillir vos impressions, vos suggestions aussi. Ne vous fâchez pas si c'est seulement sur la pointe des pieds que vous arrivent mes mots, si certains manquent à l'appel, ce n'est jamais par manque d'enthousiasme à l'idée de passer du temps avec vous. Au contraire, ce silence qui s'impose à moi me ressource mais me chagrine aussi bien des fois, solitude et contemplation ne sont épanouissantes que lorsqu'elles sont parfois chahutées par d'autres vies. Je vous laisse donc temporairement et vous adresse un très sincère : A bientôt :)